Tu prépares ton sac à dos pour le Vietnam mais une question te taraude : faut-il impérativement passer par la case piqûre avant le grand départ ?
Pour faire simple : aucun vaccin n’est administrativement obligatoire pour entrer au Vietnam, sauf si tu arrives d’une zone touchée par la fièvre jaune.
Dans ce guide, nous allons passer en revue les recommandations sanitaires essentielles pour voyager l’esprit tranquille, du delta du Mékong aux montagnes du Nord.
Le point sur les obligations administratives et la fièvre jaune
Il est fréquent de confondre obligation légale et recommandation médicale. Pour le Vietnam, la règle est souple : les autorités ne te demanderont pas de carnet de vaccination à l’arrivée à l’aéroport, que ce soit à Hanoï ou Ho Chi Minh Ville. C’est une excellente nouvelle pour l’organisation de ton périple en 2026.
Cependant, il existe une exception stricte. Si tu as séjourné récemment (dans les jours précédents ton arrivée) dans un pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud où la fièvre jaune est endémique, tu devras présenter un certificat de vaccination international valide. C’est la seule barrière administrative réelle concernant les vaccins obligatoires.
Cela dit, l’absence d’obligation ne signifie pas absence de risques. Il est fortement conseillé de vérifier que tes vaccins de routine sont à jour. On parle ici du fameux DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) et de la Coqueluche. Ces bases, souvent administrées durant l’enfance, nécessitent des rappels à l’âge adulte (tous les 10 ou 20 ans selon le calendrier). Une petite vérification chez ton médecin traitant suffit souvent à lever le doute avant de s’envoler.
Les boucliers contre les risques alimentaires et l’eau
La cuisine vietnamienne est incroyable, c’est l’une des meilleures du monde. Mais changer d’environnement expose ton système digestif à des bactéries inconnues. C’est ici que la vaccination préventive joue un rôle clé, surtout pour les maladies transmises par l’eau et les aliments.
L’hépatite A est sans doute le vaccin le plus pertinent pour ce voyage. Cette maladie se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés (coquillages, crudités mal lavées). Comme elle est très résistante, le vaccin est recommandé pour la quasi-totalité des voyageurs, quel que soit le niveau de confort de ton séjour. Une seule injection protège généralement pour le voyage, avec un rappel à faire 6 à 12 mois plus tard pour une protection à vie.
La typhoïde est l’autre ennemi invisible. Elle se propage de la même manière que l’hépatite A. Si tu comptes manger dans les petites gargotes de rue (ce qu’on recommande vivement pour l’expérience !), ce vaccin est à envisager sérieusement. Note que la protection dure environ 2 ans pour l’injection classique, ou 5 ans pour la version orale (si tu es à l’aise pour avaler des pilules conservées au frais).
Voici un récapitulatif méthodique pour t’aider à y voir plus clair :
| Maladie | Transmission principale | Détails et Recommandations |
|---|---|---|
| Hépatite A | Nourriture et eau 🥗 | Fortement recommandé pour tous. Une injection avant le départ suffit pour être couvert pendant le voyage. |
| Typhoïde | Nourriture et eau 🥤 | Conseillé si tu manges local. Existe en injection (2 ans d’efficacité) ou en oral (5 ans, conservation au frigo). |
| Hépatite B | Sang et fluides corporels 💉 | Recommandé pour les séjours longs ou répétés. Un schéma accéléré est possible si le départ est imminent. |
S’aventurer hors des sentiers battus : Rage et Encéphalite Japonaise
Si ton itinéraire prévoit de longues randonnées dans les rizières du Nord ou des séjours prolongés en zone rurale, ton profil de risque change. Il faut alors considérer des protections plus spécifiques. L’encéphalite japonaise est une infection virale transmise par les moustiques, particulièrement présente dans les zones de rizières et d’élevage de porcs.
Le risque est présent toute l’année, mais les pics se situent souvent entre mai et octobre, surtout dans le nord du pays. Ce vaccin est généralement recommandé pour les expatriés ou les voyageurs passant plus d’un mois sur place, dormant à la belle étoile ou en homestay rural.
La rage est un autre sujet sérieux au Vietnam. Elle est transmise par la salive des animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris). Même vacciné, en cas de morsure, tu devras consulter en urgence pour un traitement post-exposition, mais le vaccin préventif simplifie grandement ce protocole et te fait gagner un temps précieux, ce qui peut être vital si tu es isolé. C’est une option à discuter si tu prévois d’être souvent au contact d’animaux ou loin des centres médicaux modernes.
Moustiques et Paludisme : Faut-il une prophylaxie ?
Le paludisme (ou malaria) est en recul au Vietnam, mais il n’a pas disparu. Les grandes villes comme Hanoï, Ho Chi Minh Ville, ou les zones touristiques côtières comme Nha Trang et la Baie d’Halong sont considérées comme sans risque. En revanche, la vigilance est de mise dans les zones frontalières avec le Cambodge et le Laos, ainsi que dans les hauts plateaux du Centre.
Plutôt que de prendre systématiquement un traitement médicamenteux lourd (la prophylaxie), la meilleure stratégie reste souvent la protection mécanique contre les piqûres, car les moustiques transmettent aussi la Dengue et le virus Zika, pour lesquels il n’existe pas de traitement préventif simple.
Voici les réflexes méthodiques à adopter pour éviter les piqûres :
- 🦟 Appliquer un répulsif efficace (DEET 50%) sur la peau exposée, jour et nuit.
- 👕 Porter des vêtements longs, légers et couvrants dès le coucher du soleil.
- 🕸️ Dormir sous une moustiquaire imprégnée si la chambre n’est pas climatisée ou hermétique.
- 💊 Consulter un médecin pour savoir si un traitement antipaludéen est nécessaire selon ton itinéraire précis (zones forestières reculées).
Hygiène sur place : les bons réflexes au quotidien
Au-delà des vaccins, ta santé dépendra surtout de ton bon sens au quotidien. L’hygiène alimentaire au Vietnam s’est améliorée, mais le « risque zéro » n’existe pas. Appliquer quelques règles simples permet d’éviter la fameuse « tourista » qui pourrait te gâcher quelques jours de découverte.
La règle d’or des globe-trotters avertis est simple : « Cuit, bouilli, pelé ou oublié ». Évite les légumes crus qui auraient pu être rincés à l’eau du robinet. Préfère toujours les plats servis fumants. Pour l’eau, ne bois jamais l’eau du robinet. Les bouteilles capsulées sont disponibles partout pour quelques dongs. Attention aussi aux glaçons dans les zones très reculées, bien que dans les villes touristiques, ils soient généralement produits industriellement avec de l’eau potable.
Enfin, n’oublie pas que le soleil tape fort, du Sud au Nord. L’hydratation est cruciale pour éviter le coup de chaud, surtout si tu voyages avec des enfants ou des personnes âgées.
Combien de temps avant le départ faut-il se faire vacciner pour le Vietnam ?
L’idéal est de consulter un centre de vaccinations internationales ou son médecin 4 à 6 semaines avant le départ. Cela laisse le temps aux vaccins (notamment Hépatite A ou Encéphalite Japonaise qui peuvent nécessiter plusieurs doses ou un délai d’action) d’être pleinement efficaces à ton arrivée.
Y a-t-il un risque de paludisme dans la Baie d’Halong ?
Non, la zone touristique de la Baie d’Halong est considérée comme sans risque pour le paludisme. Les protections antimoustiques restent toutefois recommandées pour éviter la dengue.
Le vaccin contre l’Hépatite B est-il indispensable pour un court séjour ?
Il n’est pas considéré comme indispensable pour un court séjour touristique standard, sauf en cas de comportements à risque ou d’accidents médicaux. Cependant, comme il fait souvent partie du calendrier vaccinal en France, c’est l’occasion de vérifier si tu es déjà protégé.
Peut-on trouver des soins médicaux de qualité au Vietnam ?
Oui, les grandes villes comme Hanoï et Ho Chi Minh Ville disposent d’hôpitaux internationaux et de cliniques privées aux standards occidentaux (comme l’hôpital français de Hanoï). En zone rurale, les infrastructures sont beaucoup plus basiques, d’où l’importance d’une bonne assurance rapatriement.
