Tu envisages sérieusement de poser tes valises au Vietnam, mais une question persiste : ce pays d’Asie du Sud-Est est-il suffisamment sûr pour y vivre au quotidien ?
Rassure-toi immédiatement : le Vietnam est considéré comme l’un des pays les plus sûrs et stables de la région, où les crimes violents envers les étrangers sont rarissimes.
Dans ce guide, je décortique pour toi les véritables conditions de vie sur place, des précautions sanitaires à la conduite urbaine, pour que ton installation se fasse sans le moindre stress.
La réalité de la criminalité et de la sécurité au quotidien
Si tu as l’habitude des grandes métropoles occidentales, tu seras probablement surpris par le sentiment de sécurité qui règne dans les villes vietnamiennes. Que ce soit à Hanoï ou Ho Chi Minh-Ville, il est tout à fait possible de se promener tard le soir sans ressentir de menace. La criminalité violente à l’encontre des expatriés ou des voyageurs est anecdotique. La culture locale, empreinte de confucianisme et de bouddhisme, prône le respect et l’harmonie sociale.
Cependant, « sûr » ne veut pas dire « sans risque ». Le danger principal pour tes biens reste le vol à la tire et les petites arnaques. Dans les zones très touristiques ou les marchés bondés, les pickpockets peuvent sévir. C’est une question de bon sens : on ne laisse pas son smartphone dépasser de la poche arrière et on garde son sac en bandoulière devant soi. De même, les cambriolages de domicile existent, mais ils visent rarement les personnes physiquement.
Attention aux arnaques courantes
Le risque le plus fréquent n’est pas physique, mais financier. Les chauffeurs de taxi qui « oublient » de mettre le compteur ou les vendeurs de rue qui gonflent les prix sont des classiques. Pour éviter ces désagréments lors de ton voyage ou de ta vie quotidienne, l’utilisation d’applications de VTC comme Grab est devenue indispensable en 2026. Cela te garantit un prix fixe et un trajet tracé, éliminant 90% des soucis liés au transport privé.
Le véritable défi : infrastructures et accidents de la route
S’il y a bien un domaine où la vigilance doit être maximale, c’est la circulation. C’est statistiquement le risque le plus élevé pour quiconque réside au pays. Les accidents de la route sont fréquents en raison d’un trafic extrêmement dense, composé de millions de scooters qui semblent suivre un flux organique plutôt que le code de la route strict.
Les infrastructures s’améliorent d’année en année, avec de nouvelles lignes de métro à Hanoï et Saïgon, mais les trottoirs restent souvent encombrés par des commerces ou des motos garées, obligeant les piétons à marcher sur la chaussée. Traverser la rue demande une technique particulière : avancer lentement, à vitesse constante, sans jamais reculer, pour laisser les conducteurs anticiper ta trajectoire. C’est ce qu’on appelle souvent la technique du « sticky rice » : on reste groupé et on avance avec fluidité.
Conduire un deux-roues : une bonne idée ?
Beaucoup d’expatriés choisissent de conduire leur propre scooter. Si c’est ton choix, sache que le permis international est requis et que le port du casque est non négociable. L’assurance santé est vitale ici : vérifie qu’elle couvre spécifiquement les accidents de deux-roues, car c’est la cause numéro un des rapatriements sanitaires.
Climat tropical, pollution et risques sanitaires
Vivre sous un climat tropical implique de s’adapter à un environnement différent. La chaleur humide peut être accablante, surtout dans le sud, et favorise la déshydratation rapide. Mais au-delà de la météo, il faut être conscient des risques sanitaires spécifiques à la région.
La dengue, transmise par les moustiques, connaît des pics réguliers, notamment pendant la saison des pluies. Contrairement au paludisme qui est rare en ville, la dengue est très urbaine. La protection antimoustique (répulsifs, moustiquaires) n’est pas une option, c’est une nécessité quotidienne.
L’autre point noir des grandes agglomérations est la pollution de l’air. Les particules fines atteignent souvent des niveaux élevés à Hanoï et Ho Chi Minh-Ville. Si tu es sensible au niveau respiratoire, l’achat d’un purificateur d’air pour ton logement et le port d’un masque adapté lors des déplacements aux heures de pointe sont vivement recommandés.
Hygiène alimentaire et eau
La « Turista » est le rite de passage de nombreux nouveaux arrivants. L’eau du robinet n’est pas potable au Vietnam. Il faut impérativement boire de l’eau filtrée ou en bouteille. Concernant la street food, qui est l’âme du pays, privilégie toujours les stands où l’affluence est forte (gage de fraîcheur) et où les aliments sont cuits devant toi. Évite les crudités et les glaçons dans les endroits qui te semblent précaires.
Comparatif des risques selon ton lieu de vie
Le niveau de vigilance à adopter dépend grandement de l’endroit où tu décides de t’installer. Voici un tableau récapitulatif pour t’aider à visualiser les différences entre les zones urbaines et rurales.
| Zone géographique 📍 | Risque principal ⚠️ | Niveau de confort médical 🏥 | Conseil de pro 💡 |
|---|---|---|---|
| Grandes Villes (Hanoï, HCMC) | Pollution et trafic routier dense | Excellent (Hôpitaux internationaux type FV ou Vinmec) | Investis dans un bon masque et utilise les applis de transport. |
| Villes côtières (Da Nang, Nha Trang) | Courants marins et typhons (saisonniers) | Bon, avec des cliniques pour touristes | Vérifie toujours les drapeaux sur les plages avant de nager. |
| Zones rurales / Montagne (Sapa, Ha Giang) | Glissements de terrain (pluie) et éloignement médical | Limité (Postes de santé basiques) | Emporte une trousse de secours complète et prévois une assurance évacuation. |
Mes conseils méthodiques pour une installation sereine
Pour transformer ces risques potentiels en simples formalités, une bonne préparation est la clé. En appliquant une routine stricte dès ton arrivée, tu minimiseras 99% des problèmes.
Voici la checklist essentielle pour sécuriser ton expérience vietnamienne :
- 🚑 Assurance Santé : Souscris impérativement à une assurance internationale (« Caisse des Français de l’Étranger » ou privée) couvrant l’hospitalisation et le rapatriement. Les soins dans les hôpitaux internationaux sont excellents mais très coûteux.
- 💉 Vaccination à jour : Vérifie tes rappels classiques (DTP) et envisage l’Hépatite A et la Typhoïde, surtout si tu aimes manger local. La rage peut être utile si tu prévois d’explorer des zones reculées.
- 💰 Gestion de l’argent : Ne garde jamais de grosses sommes en liquide sur toi. Utilise des cartes bancaires sans frais à l’étranger et retire de l’argent dans les guichets officiels (ATM) surveillés.
- 👮 Enregistrement : Assure-toi que ton propriétaire déclare ta présence à la police locale (c’est une obligation légale souvent gérée par l’hôtel ou le bailleur).
- 📱 Applications de survie : Installe Grab (transport/repas), Zalo (la messagerie locale) et une application de traduction performante, car la barrière de la langue peut être un obstacle en cas d’urgence.
En résumé, vivre au Vietnam n’est pas dangereux si l’on fait preuve de bon sens et d’adaptation. C’est un pays où la bienveillance prédomine, et où les petits tracas logistiques sont vite oubliés face à la qualité de vie exceptionnelle qu’il offre.
Est-ce dangereux pour une femme seule de vivre au Vietnam ?
Non, le Vietnam est très sûr pour les femmes, même seules. Le harcèlement de rue est beaucoup plus rare qu’en Europe. Il convient néanmoins de rester prudente la nuit dans les zones peu fréquentées et de s’habiller de manière respectueuse dans les zones rurales ou les temples.
Que faire en cas d’urgence médicale au Vietnam ?
Dans les grandes villes, dirige-toi immédiatement vers un hôpital international (comme l’Hôpital Français à Hanoï ou le FV à Saïgon). En zone rurale, contacte ton assurance pour organiser un transfert vers la ville la plus proche. Le numéro d’urgence pour le samu est le 115, mais l’anglais n’y est pas toujours parlé.
Les animaux sauvages ou errants représentent-ils un danger ?
En ville, les chiens errants sont moins nombreux mais présents. Évite de les caresser à cause du risque de rage. Dans la nature, les serpents et insectes peuvent être présents, mais les rencontres dangereuses restent rares si tu restes sur les sentiers balisés.
Faut-il s’inquiéter de la qualité de l’air si on vit au Vietnam ?
Oui, la pollution est un facteur de risque réel à long terme, surtout dans le Nord et les grandes métropoles. Il est conseillé de consulter les indices de qualité de l’air (AQI) quotidiennement et d’éviter le sport en extérieur lors des pics de pollution.
